Le projet agro-écologique Beleaf à Madagascar

Trois étudiants de CentraleSupélec et une étudiante d’AgroSup Dijon veulent promouvoir l’agroécologie en France et autour du monde

étudiants Centrale Supélec AgroSup

Héloïse Tschora nous présente le projet Beleaf : lancement d’une ferme de démonstration de pratiques agricoles innovantes et écologiques à Madagascar

agriculteurs malgaches

Agriculteurs malgaches – Photo Le Relais

De février à mai 2017, l’équipe Beleaf ira vivre à Fianarantsoa, Madagascar, où l’entreprise française Le Relais a décidé il y a trois ans de valoriser les déchets ménagers sous forme de compost en lançant l’Agriferme.
Son but : produire la plus grande variété d’espèces végétales possible, afin de faire don des semences aux agriculteurs du pays et de diversifier les cultures (productions). On y cultive du riz, du manioc, des légumineuses, toutes sortes de légumes, des épices, du café, des fruits… le tout sans intrants et dans le respect des sols. Compost, pesticides à base de décoctions de plantes, absence de labourage profond, respect de distances minimum entre les plants, système de riziculture intensive ou SRI en sont les grands principes.

Malheureusement, ces techniques sont encore inconnues de la majorité des agriculteurs malgaches. Ceux-ci produisent peu en quantité et en variété et la malnutrition chronique fait des ravages chez les enfants de moins de deux ans, entravant le développement normal de leur cerveau. Ces enfants risquent de ne jamais pouvoir étudier : un drame social et économique pou l’un des pays les plus pauvres de l’Afrique.

C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, Le Relais souhaite disséminer les pratiques agroécologiques chez les paysans locaux. Mais pour les pousser à modifier les habitudes d’une vie, il est indispensable de prouver que les rendements sont meilleurs !

Agro-écologie à Madagascar

C’est ici que nous intervenons. Manon, étudiante à AgroSup Dijon en agroalimentaire, cherchera à perfectionner l’organisation des cultures et à les améliorer suivant les principes de la permaculture. Augmenter le rendement, c’est effacer la période de soudure du jeûne entre deux récoltes. Héloïse, Silvestre et Coline sont en école d’ingénieur à Centrale Paris et accompagneront le Relais dans sa stratégie de communication, tout en consolidant sa démarche avec une étude de la rentabilité de l’exploitation. D’ici là, une veille sur les fermes permaculturelles modèles en Afrique nous permettra de démarrer avec des pistes d’améliorations tant sur le plan technique que social et financier.

Notre philosophie pendant l’élaboration de ce projet a été la suivante : l’alimentation est au cœur de tout. En produisant plus et de façon écologique, les paysans éloigneront durablement la malnutrition et pourront alors s’attaquer aux autres enjeux de développement de leur pays. De notre côté, nous pouvons choisir de privilégier l’agriculture durable en choisissant ce que nous consommons.

Concernés par ce projet ? Si vos convictions rejoignent les nôtres, retrouvez-nous ici : beleaf.fr


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