Durabilis n°9 : Plantes aromatiques et médicinales

Dossier Durabilis magazine consacré aux plantes aromatiques et médicinales

Numéro paru en 2009 et disponible en version PDF téléchargeable

« Celui qui déplace la montagne, c’est celui qui commence à
enlever les petites pierres

Confucius

Voyage parfumé…

En ce printemps 2009, Durabilis vous propose une excursion aux mille et uns parfums et arômes, dans l’univers des plantes à parfums, aromatiques et médicinales (PAM, PPAM ou PAPAM). Au fil de cette visite, vous découvrirez des pratiques humaines, culturelles et culturales, anciennes et modernes.
Que ce soit en France, dans le massif des Bauges, en Languedoc-Roussillon, en Provence, sur l’île de Beauté ou l’île de la Réunion, ou partout ailleurs dans le monde, des filières PAM existent et se structurent pour perdurer, se développer.
Il ne s’agit pas dans ce dossier de dresser un inventaire mondial des pratiques et des recettes de grand-mères en matière médicale ou culinaire ! Mais bien plus – comme à notre habitude – de vous présenter des acteurs, des expériences. Et ce, afin d’alimenter vos réflexions, voire de susciter des vocations, de déclencher des projets,… Car, bien qu’il y ait de fortes disparités liées aux singularités locales, la culture et la commercialisation des PAM constituent un enjeu de développement local durable grandissant, un prétexte à une connaissance du monde, la porte ouverte à de belles coopérations humaines.
Durabilis, tout au long de ses futurs numéros, vous proposera aussi de visiter le bassin méditerranéen au travers de témoignages sur les usages des plantes, mais aussi les us et coutumes des peuples de Méditerranée.

Ils sèment et récoltent de l’authentique

Cueilleurs, herboristes, producteurs sont au premier rang des « vrais » métiers de la nature : ceux qui l’observent, la comprennent, l’emploient, la respectent tout en la cultivant. Vous découvrirez comment des savoirs traditionnels ont voyagé à travers les siècles, s’actualisent voire se modernisent. Les choses se compliquent un peu à partir des étapes de transformation, de conditionnement et de commercialisation. Selon les pratiques et surtout l’éthique professionnelle, l’authenticité peut se voir diluée, le prix de vente sur les étals n’avoir plus rien d’équitable,… Des chartes sont à l’œuvre ici et là.

Ils veulent consommer de l’authentique

La « durabilité », « l’authentique » ont le vent en poupe, et cela ne peut que nous enthousiasmer !
L’humain cherche naturellement à répondre à divers besoins qui évoluent tout au long de sa vie : qu’ils soient vitaux, fondamentaux (matériels : boire, se nourrir, se loger, se soigner,… et immatériels : nouer des relations, se former, se développer personnellement) ou plus secondaires et « accessoires ». Fondamentaux ou accessoires, les deux ont leur place, car chacun se fait finalement son idée de ce qui est important pour soi, en fonction de son histoire propre, de sa Culture et de sa situation personnelle à l’instant t. Aujourd’hui, où placeriez-vous un livre, une sculpture, votre connexion Internet ?
A l’heure des « leçons de (non)-consommation » tout azimut, sans doute avons-nous davantage besoin de chercher et de trouver, par nous-mêmes, du Sens à ce que nous consommons, en fonction de qui nous sommes et de notre projet de vie.
Et puis pour nous y aider il y a l’étiquette : « Made in… », « Fabriqué sans… », « Contient du… », « Ne contient pas… », « Labellisé… », « Issu de… », « A consommer avec… », etc. En matière de PAM, qui plus est issues de l’agriculture biologique, pour trouver de « l’authentique » il faut savoir bien lire les pourcentages et décoder les labels. Bonne traçabilité !

Digression : le Yin et le Yáng ?

L’Occident, entre autres, est en mal de repères et en pleine crise de valeurs. Les valeurs, tant et tant louées, ont eu jusqu’ici plus à voir avec la matière (visible, palpable, rassurante) qu’avec l’Esprit (invisible, immatériel, inaccessible), avec la possession « j’ai » au détriment de l’expérience « je suis, je fais ». Mais il fut des époques aussi où l’on a tant manqué, ne l’oublions pas. Aujourd’hui des « mouvements de pendule » font passer d’une extrême à l’autre. Comme pour compenser ce « trop de choses » – consommation compulsive comblant artificiellement des vides spirituels sans créer de Sens – certains optent pour une vie dans le dénuement le plus total. C’est peut-être encore attacher trop d’importance à la matière que de créer artificiellement du vide, matériel, autour de soi ! La quête et l’accès au Sens se fait plus intimement, plus sereinement et sans protocole ni doctrine, du moins dans le monde des Hommes Libres.

Jérôme Valina. 20 mai 2009

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